Comment vérifier l’impact et le respect du Règlement sur l’assainissement de l’atmosphère (RAA du MDDEP Québec) pour une usine, un site ou un projet

publié le 9 juil. 2012 à 10:38 par Denis Dionne
Le règlement sur l’assainissement de l’atmosphère (RAA) du MDDEP, publié en juin 2011, a formalisé et rendu obligatoire une pratique qui était déjà appliquée aux projets d’importances depuis quelques années au Québec. À l’instar d’autres provinces (par exemple l’Ontario avec son règlement 419), le Québec exige maintenant le respect des normes de qualité de l’atmosphère (à l’annexe K du RAA) pour toute construction, modification ou augmentation de capacité en plus de certaines normes spécifiques à des procédés, sources ou activités industrielles (ainsi que commerciales).

Pour certaines des normes, le respect est facilement démontré en confirmant que la source, ses intrants ou ses caractéristiques d’émissions (et méthode de mesures et de suivi) rencontrent les valeurs ou exigences au règlement, mais l’utilisation de la
modélisation de la dispersion atmosphérique s’avère nécessaire pour une comparaison aux normes à l’annexe K. Il est à noter que les odeurs n’ont pas fait l’objet d’une norme (malgré que certains objectifs se retrouvent aux lignes directrices pour le compostage et la digestion anaérobie).

L’estimation théorique des émissions par l’utilisation de facteurs d’émissions ou de données d’installations comparables peut permettre une évaluation assez fiable
AERSCREEN analyse préliminaire de risque modélisation de la dispersion atmosphérique
si bien faite et peut servir à identifier les sources, conditions et contaminants qui méritent effectivement une mesure ou une action de réduction / mitigation suite à la modélisation des impacts par les modèles approuvés par le MDDEP (notamment les modèles
AERMOD et CALPUFF). Il est également possible de restreindre la portée de l’étude par l’application de modèle conservateur tel qu’AERSCREEN.

L’approche exige la compilation des informations de production, des procédés, des formulations de produits, des phénomènes de transformation, des approches théoriques modélisant le procédé, des efficacités de captage / destruction et des variabilités. L’approche est habituellement faite de façon conservatrice (pires taux d’émission), mais peut également inclure une comparaison aux taux moyens (rappelons que la démonstration du respect des normes ne s’applique généralement pas au démarrage ou à l’arrêt d’équipement ou procédé).

Toutefois, malgré la démonstration de l’atteinte des normes (ou objectifs), des situations particulières peuvent tout de même amener des plaintes (particules, odeurs, etc.) et des études plus détaillées peuvent s’avérer nécessaires (par exemple pour la considération d’événements particuliers et ponctuels).

L’utilisation d’une ressource avec une expertise tant au niveau des procédés et opérations qu’en modélisation de la dispersion atmosphérique s’avère nécessaire pour éviter d’omettre une source, de sur ou sous-estimer les émissions ou leurs fréquences ou de négliger un constat important lors de l’interprétation des résultats et ce avant l’utilisation du rapport, de la conception du site ou de la mise en place d’équipements.

M. Denis Dionne, avec plus de 18 années d’expérience, se spécialise dans les études d’impacts environnementales liées aux émissions atmosphériques, leurs gestions, ainsi que l’optimisation de procédés et processus. M. Dionne, utilise de façon pratique et rationnelle, les différents outils pour supporter sa clientèle, et ce de façon incrémentale (évaluation préliminaire de risque simple et à faible coût pour une détermination des besoins précis d’études plus évoluées).
 
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